Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas écrit d’articles.. Il faut dire que les sorties se faisaient plus rares depuis notre retour en Guyane. Mais c’est reparti ! Maxime vous racontera bientôt sa randonnée au Molokoi, et quant à moi, je viens vous écrire deux articles : un sur notre weekend au carbet colibri, à Roura, et un second à venir sur notre excursion de trois jours à Petit Saut.
Cela faisait longtemps qu’on voulait passer un weekend au carbet colibri, proche de la crique Marguerite, sur la commune de Roura. Nous avons été accueilli dans une petite famille installée depuis 4 ans en Guyane, après un périple en Amérique du Sud. Weekend détente, jeux et petites balades de nuit comme de jour !
Il faut s’avoir s’adapter car la saison des pluies s’est belle et bien installée, et elle est plutôt coriace cette année, contrairement aux 2-3 années précédentes. Nous avons donc essayé de passer entre les averses pour sortir de notre hamac et découvrir les alentours…
L’arrivée de la pluie se lit sur le visage de Maxime…
Le samedi, on a flâné au carbet, regarder les papillons et toutes les plantes du jardin…
Le soir, nous avions prévu une petite balade nocturne avec Jo, notre hôte. Au départ de son carbet, nous avons essayé de trouver les petites bêbêtes qui vivent davantage la nuit… On a réussi à voir de belles araignées, apercevoir un tatou, croiser la route d’un boa arc en ciel (plutôt rare), un crapeau bufle, des phasmes, une grenouille dendrobate et même aperçu de loin, très loin, un caïman rouge ! On a pas de preuves pour vous montrer tout ça, parce que la nuit c’est plus difficile de faire des photos.. Mais voici quelques unes de nos trouvailles :
Pour la première fois qu’on faisait une sortie nocturne à pied, on a plutôt été chanceux 🙂
Le lendemain, c’est dimanche, et donc repos ! Même si l’après-midi, on a pris les canoës du carbet pour aller aux chutes du fourgassier ! On les avait déjà fait, mais par la route.
Fin du weekend autour d’un bon repas avec nos hôtes, dans leur beau carbet !
Je profite d’un petit peu de temps pour écrire un article sur la dernière sortie que nous avons fait avant de rentrer en hexagone début décembre. Et oui, nous n’avions pas eu le temps de vous en dire un peu plus, alors je rattrape notre retard 🙂
Déjà, parce que c’est pas tout le monde qui a la chance de voir… CA !!!!
Un anaconda géant en pleine digestion ! A vue d’œil, il faisait entre 3 et 4 mètres.
Effectivement, ce weekend là, nous étions parti sur le fleuve, au départ de Régina avec un guide que nous ne connaissions pas encore. Après une heure de pirogue, il fait soudainement demi tour pour s’approcher de la rive du fleuve… On pensait voir une tortue, comme il est assez courant sur les bords du fleuve. Et bah non ! Bingo ! C’est tellement impressionnant de s’approcher tout proche de cet animal à sang froid. Il n’a pas bougé d’un poil, en pleine digestion… Il restera d’ailleurs plusieurs jours sur sa branche. Le weekend commençait bien, on était déjà tous et toutes impressionné.es !
Je dis « tous et toutes » car cette fois-ci nous étions parti en groupe, avec des ami.es de Régina et une dame de Saint Laurent, qui nous avait hébergé quand nous y avions été.
Pour cette occasion, nous sommes partis avec un guide qui est aussi ornithologue et photographe animalier (ça vaut le coup d’aller voir!) et qui a participé à plusieurs missions scientifiques en Guyane. Il a également travaillé dans la Réserve Naturelle des Nouragues.
L’objectif de ce weekend (deux nuits cette fois), c’était de faire la randonnée de la Cascade Angèle. Pour se faire, nous avons rejoint le Saut Mapaou le vendredi soir, dormi au carbet du guide, pour attaquer la randonnée le samedi. Et être tranquille le dimanche ! Le carbet du guide est un des plus beaux que nous avons eu. Construire des carbets est aussi un de ces métiers d’ailleurs !
Coumarou (en haut) et carpe (en bas)
Je m’étais préparé mentalement à cette randonnée, car « une très bonne condition physique est recommandée. » selon un site internet Guyanais. Et bien, finalement, c’était bien plus agréable que prévu ! Il y a 2 ou 3 grosses montées, mais en prenant son temps, on s’en sort.
C’est une grenouille, et pas une feuille !
Chenille
Et au bout de 2h30, nous avons atteint la fameuse cascade. A nous la baignade !!!
Vous pourrez trouver des petites vidéos ici, ou encore ici et là.
Le dimanche, nous avons pêché, bullé, observer les oiseaux…
Le saut à l’heure du réveil (6H30 environ)
Le Saut Athanase
Maxime et un autre ont également été relevé deux pièges photos. Peut-être ça vaut le coup de préciser ce qu’est un piège photo ? Ce sont des toutes petites caméras que les scientifiques et certains amateurs disposent dans la forêt pour observer les passages des animaux sauvages. La caméra se déclenche dès qu’elle repère un mouvement. Ça permet par exemple de voir les animaux qui se baladent la nuit autour de son carbet…
Coucou le jaguar ! (ce n’est pas ma photo, vous vous en doutez…)
Et voilà, encore un très chouette weekend où la nature nous a régalé ! Et c’est bizarre de se dire que quelques jours après, nous étions au coin du feu de cheminée..
Tout proche de Régina, sur la route de Saint Georges, il existe une petite randonnée répertoriée dans les guides (et donc assez fréquentée), mais qui reste une des plus belles de Guyane : les Savanes Roches Virginie !
Vous vous rappelez, la dernière fois, nous avions rejoint les Savanes Roches Annabelle en kayak (nous on s’en souvient encore en tout cas !). Et bien là, c’était beaucoup plus simple, après une heure de marche, nous étions au sommet. Enfin, je dis ça, mais c’est pas moi qui portait le sac héhé !
Nous étions déjà venu au sommet mais cette fois-ci, nous souhaitions y dormir en carbet bâche ! Comme vous êtes de fins lecteurs de notre blog, vous savez désormais ce qu’est un carbet bâche ??
C’est un campement sous une bâche tout simplement ! On met la bâche entre des arbres, ça fait le toit, et nos hamacs dessous pour être protégé de la pluie ! Et cette fois-ci, c’est la première fois qu’on en faisait un seulement tous les 2, alors on était content que notre installation tienne la route 😀
Une fois ce campement installé directement sur les Savanes Roches, il nous restait plus qu’à observer le coucher du soleil en prenant l’apéro !
Le coucher du soleil était beau, mais alors le levé dès 5h45 était magnifique !!!! On a tous les deux passé une mauvaise nuit sous notre bâche (j’ai rêvé qu’un jaguar venait sous mon hamac, ça n’aide pas…), mais ça valait le coup !
Toute première lueurs du matin, il est 6h20…
A 7h
Pour ceux qui auront le courage, ou plutôt l’audace (haha) de venir jusqu’en Guyane, vous aurez le droit à coup sûr à ce spectacle, car c’est proche de Régina, accessible pour tous les niveaux en prenant son temps, et ça représente ce que la Guyane a de plus beau : sa forêt, sa canopée, sa brume, le chant des oiseaux… Alors, ça vous tente ? 😀
On parle parfois du bagne de Cayenne, l’expression « bagne de Guyane » serait plus adaptée à la vue des nombreux camps disséminés sur le territoire... De nombreux vestiges rappellent presque quotidiennement cette sombre face de l’histoire.
Après avoir vu le bagne des Annamites, visiter les Îles du Salut, aperçu celui de Saint Jean, nous voilà à Saint Laurent du Maroni, tristement connue comme « la capitale des bagnes », désignée ainsi dans les années 1880. Cette histoire durera plus d’un siècle.
67000 hommes arrivèrent de Brest ou de Toulon entre 1858 et 1946. Ils passaient tous par le camp de la Transportation avant d’être répartis entre les différents bagnes. A Saint Laurent 900 femmes bagnardes ont également été emprisonnées. En effet, la création du bagne en Guyane avait pour objectif, non seulement la répression, mais également le peuplement et la construction de la colonie.
Dans cet esprit, il y avait une règle qui voulait que tout bagnard condamné à moins de 8 ans de travaux forcés reste en Guyane après sa libération pendant au moins la durée de sa peine, et que tout bagnard condamné à plus de 8 ans de travaux forcés y reste jusqu’à sa mort. En pratique, tous les anciens bagnards libérés recevaient 200 francs à leur sortie, ce qui était très insuffisant pour se payer le billet de retour ( dans les 2000 francs). De plus, ils trouvaient rarement du travail, car ils restaient des bagnards, d’une part, et car les forçats fournissaient une main d’œuvre gratuite dans pratiquement tous les domaines. Beaucoup finissaient donc par mendier ou voler, et étaient arrêtés à nouveau. De nombreux témoignages mettent en avant cette misère qui commence à la sortie du bagne.
L’histoire serait très longue à raconter, entre l’histoire des bagnards, des gardiens, les travaux forcés, les difficultés de la vie dans les camps, les punitions et tortures, les évasions… Voici un condensé en quelques photos…
Le camp de la transportation
L’entrée du camp
Pour vous donner quelques éléments de compréhension, il faut faire la différence entre les différents bagnards :
Les déportés : prisonniers politiques, anarchistes.. Ceux qu’on cherche à éloigner le plus possible, ils sont une centaine.
Les transportés : ceux ayant commis un délit grave (crimes, escroquerie, viol…). Lors de leur jugement, ils ont été condamné à des travaux forcés. Ils ont été 54 000 en Guyane, à Saint Laurent et dans les camps annexes.
Les relégués : les délinquants multi récidivistes, qui, dans un délai de 10 ans ont commis plusieurs délits (vols, mendicité, proxénétisme…). Ils sont réunis à Saint Jean du Maroni, au camp des relégués et représentent 17 000 condamnés.
Les libérés : une fois leur peine terminée, les libérés sont ceux forcés à rester en Guyane pour assurer le peuplement (voir plus haut).
Vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire du bagne ?
Plusieurs articles sont disponibles… Ici par exemple, ou dans les livres… Pas très gai, mais important à connaître..
Après avoir été abandonné pendant de nombreuses années, et même habitées par des personnes sans logement, un travail de restauration et de mise en avant du patrimoine historique est réalisé au Camp de la Transportation. C’est donc devenu aussi un lieu d’exposition, un lieu pour organiser des événements, des diffusions en plein air, etc…
Dernièrement, nous avons été chanceux… Voici un aperçu de nos dernières trouvailles dans la forêt, dans la ville ou au bord de l’eau !
D’abord, et on est pas peu fiers, la mascotte de Guyane que nous cherchions depuis longtemps (quitte à refaire trois fois le même sentier pour l’apercevoir…) : le paresseux ! Et réveillé en plus !
Le Paresseux est un mammifère qui se nourrit exclusivement de feuilles et qui se déplace très lentement dans les branches d’arbres (à une vitesse moyenne de 0.2km/h). En fonction de l’espèce, il peut avoir deux ou trois griffes. Le nôtre en a deux = Paresseux didactyle (à deux doigts), aussi appelé Unau, ou Parsou mouton par les guyanais )
Il passe 80% de son temps à dormir, c’est pour dire ! Et autant il a du mal à se déplacer au sol, autant c’est un bon nageur !
Puis, le saki à face pale, femelle :
Je dis femelle, parce que le mâle ressemble à ça (Maxime l’a vu mais pas moi…. Ce n’est donc pas ma photo :
Mais on a vu aussi des petits oiseaux, des caciques cul rouge :
A Régina, on a l’habitude de voir les caciques cul jaune. Mais cette fois, rouge et jaune étaient mélangés, en faisant un joyeux vacarme.
Comme souvent, nous avons aussi vu des Vautours Urubu rôder, en attendant de trouver quelque chose à dévorer…
Et enfin, toujours fidèle au poste, les toutous qui gardent les carbets :
Nous voilà de retour après 5 jours dans l’Ouest de la Guyane. Maxime et moi sommes partis quelques jours à la rencontre des associations de l’Ouest.Voici quelques éléments pour mieux comprendre la suite…
Les centres sociaux (CS) et espaces de vie sociaux (EVS) sont des lieux de vie, d’animation, de partage et d’échanges, porté par les habitants. Au départ, ce sont souvent des associations (ou des mairies) qui portent ce projet avec un groupe d’habitants. Ensemble, ils déterminent ce sur quoi ils veulent travailler pour mieux vivre dans leur quartier : potagers, cours de danse, échanges, démarches administratives, accès à un ordinateur… Cela peut prendre toutes les formes.
Si vous connaissez un peu ce que je fais, vous savez que c’est justement pour créer un EVS à Régina que je suis partie en Guyane. Pour ma part, l’association était déjà existante, il s’agissait principalement de travailler avec les habitants pour mieux les impliquer dans cette vie associative, et en faire un EVS qui répond à leurs besoins, leurs attentes…
Pour accompagner et fédérer tous ces CS et EVS, il existe dans chaque département des Fédérations, elles-mêmes reconnues par la Fédération Nationale des Centres Sociaux.
Mais pour le moment, aucune fédération n’existe en Guyane, alors que le mouvement des Centres Sociaux et Espaces de Vie Sociales sont en pleine effervescence. En Guyane, les premiers EVS ont vu le jour en 2017 (alors qu’en hexagone, les plus anciens ont une centaine d’années).
Pendant le confinement, avec un petit groupe constitué de membres d’association du territoire Guyanais, j’ai travaillé par visio à la réflexion autour de la création de la Future Fédération de Guyane des Centres Sociaux. Nous étions accompagnés par un membre de la Fédération National et par le salarié chargé d’accompagner les associations dans leur passage à un CS ou EVS.
Nos travaux avaient abouti à l’écriture des statuts de la future fédération (comment se regrouper ?), et à son projet fédéral (pourquoi se regrouper ?). Une fois ce travail fait, il fallait aller le présenter aux associations du territoire qui portent un projet EVS ou CS, pour avoir leur avis, sonder leur envie de participer au mouvement.
C’est ce que nous sommes parti faire, à 4, direction l’Ouest : Saint Laurent du Maroni, Awala Yalimapo, Mana, Saint Jean.
Une très belle dynamique dans l’ouest : les personnes se connaissent, s’entraident, se file les bons tuyaux, demande ce que devienne les autres assos. Une vraie volonté de travailler ensemble.
Des personnes engagées et motivées, avec une réflexion sur leurs actions et ses impacts : envie de faire bouger les choses, mobilisation des habitants, monter des projets chacun à son échelle
Des questionnements communs : l’emploi, le modèle économique, le lien souvent compliqué avec la mairie, l’envie de travailler ensemble, la peur de devenir trop gros…
Je me suis rendu compte de tout ce qui était possible, sans forcément beaucoup de moyen mais surtout en connaissant le territoire, les habitants, en prenant son temps et en s’appuyant sur les autres.
A quelques jours du dépôt du projet social de mon association (document qui projette l’association pour les prochaines années), et en pleine réflexion sur la gouvernance à la SLAR, ces quelques jours m’ont permis de comprendre plusieurs choses :
L’important ce n’est pas le projet social en soi et ses orientations, c’est la manière dont est mis en œuvre les actions qui comptera surtout
L’importance d’aller étape par étape, ne pas vouloir grossir trop vite.
L’importance de la mobilisation des habitants dans la pérennité des actions
La fédération des Centres Sociaux :
J’ai appris beaucoup durant ces quelques jours sur la Fédération, ses valeurs, son fonctionnement, son histoire… Je vois aujourd’hui la fédération, et de manière générale les centres sociaux et EVS comme un véritable levier pour un groupe d’habitants, comme un contre-pouvoir aux institutions, une autre manière de voir la mobilisation.
La présentation du projet de création de fédération :
En présentant les travaux effectués pendant le confinement, j’ai souvent rencontré des personnes septiques au départ : ils disaient qu’ils n’allaient pas comprendre, que c’était un peu tôt pour eux… Et finalement en discutant de la représentation des associations et des territoires au sein de cette future fédération ; en parlant de vote sans candidat, de consensus plutôt que de vote, ça parlait plus aux gens. Les modèles de gouvernance pensées pour la fédération sont ceux qui existent déjà à quelques endroits, qui aimeraient être mis en place par d’autres ou qui sont apparu comme une idée à développer à l’échelle locale.
Finalement, ce n’est pas tant l’organisation précise de la future Fédération qui était importante, mais le fond : une égale représentation des territoires et des assos (la grosse de cayenne n’aura pas plus de voix que la toute petite du quartier de Saint Laurent), une possibilité pour tous et toutes d’être élues au Conseil d’Administration et surtout, le sens qui est mis derrière ce regroupement en fédération.
Même si pour certains bénévoles ou salariés des associations rencontrées, la démarche de Fédération leur paraissait compliqué, j’ai trouvé important que chaque personne présente aux réunions aient le même niveau d’information.
En tout cas, je ressors de ces quelques jours plus motivée et avec de nouvelles perspectives pour l’association où je travaille :
Un regain de motivation pour les prochains mois
Une nouvelle façon de voir les choses : mobiliser davantage les habitants, retourner vers eux…
L’envie de créer une dynamique dans l’Est de la Guyane, se mettre davantage en réseau
« Anthropologie du développement » de Jean-Pierre Olivier de Sardan
4ème de couverture :
« Depuis 1960, année de leur indépendance, les pays d’Afrique ont connu plus de 30 ans de « développement ». Cependant les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances et le mot « développement » a besoin lui-même d’approches fondées sur l’analyse et le doute. Comment, aujourd’hui, décrire et comprendre les relations multiples qui existent entre les institutions de développement (publiques ou privées) et les populations locales auxquelles elles s’adressent ?
La socio-anthropologie considère le « développement comme une forme particulière de changement social qu’un ensemble complexe d’intervenants (ONG, agences nationales ou internationales, experts, coopérants, techniciens, …) cherche à impulser auprès de « groupes-cibles » eux-mêmes divers et évoluant selon les dynamiques propres. Ces phénomènes sont particulièrement importants en Afrique, en raison du rôle qu’y jouent les flux d’ « aide » et les « projets » de tous ordres.
La socio-anthropologie du développement peut contribuer pour une part modeste mais réelle, à améliorer la qualité des services que les institutions de développement proposent aux populations, en permettant une meilleure prise en compte des dynamiques locales. Pour ce faire, il faut éviter une anthropologie au rabais, enfermée dans le ghetto de l’expertise et de la consultance. Il ne peut y avoir de « socio-anthropologie appliquée au développement », dont la compétence en matière de recherche empirique se fonde sur la maîtrise de notions et de concepts situés au cœur des sciences sociales contemporaines et qui se démarque des rhétoriques et des idéologies développementalistes.
Logiques, rationalités, représentations, stéréotypes, stratégies, innovations, modes d’action économique, détournements, dispositifs, arènes… Ces mots clés scandent les analyses ici proposées, alimentées par une abondante littérature comparée et étayées par des exemples de terrain, et dessinent un ouvrage de référence sur le sujet, qui, jusqu’à ce jour, faisait complètement débat en France. »
Mon avis :
Ayant fait une formation professionnelle et travaillant dans le domaine du développement et plus particulièrement de la solidarité locale et/ou internationale, ce livre est une référence. Il date de 1995 mais les faits et les analyses reflètent toujours les questions que l’on se posent dans ce domaine et illustre de nombreux récits que l’on entend en discutant avec des personnes ayant travaillées de nombreuses années dans ce dernier.
Il permet de prendre en compte tous les points et de mettre à plat de nombreux sujets en prenant de la hauteur. La question de l’aide est une question complexe et le monde du développement l’est encore plus. Toutes les personnes qui passent ou se revendiquent de ce secteur possèdent souvent une vision unique. De plus, les raisons et les objectifs que l’on se fixe en entrant dans ce domaine sont très variées et laissent parfois perplexe. Aujourd’hui de très nombreuses formations forment des personnes qui travailleront dans le développement, cependant cela reste très « colonial » : les pays colonisés sont ceux à développer. Parler de développement en France existe avec la notion de développement local mais n’est pas aussi populaire. L’envie d’aller ailleurs tout en apportant ses compétences est tentant, moi-même j’ai fait ce choix en quittant l’hexagone pour venir en Guyane.
Ce livre permet de comprendre certaines choses mais rappelle surtout que lorsque l’on fait le choix d’aller travailler dans le secteur du développement, il est nécessaire d’avoir répondu à un bon nombre de questions sur soi-même et de ne pas foncer la tête baissée ou avoir de grandes attentes. L’humilité et la remise en question sont plus que nécessaires, car même avec celles-ci, les projets menés peuvent soit ne pas aboutir soit ne pas correspondre à un besoin ou une envie du lieu où il se déroule. Donc je suis très content d’avoir lu ce livre, qui n’est pas simple à lire et m’a pris pas mal de temps mais il est essentiel pour toute personne s’intéressant de près ou de loin au monde du développement.
« Wild Cards » de Georges R.R. Martin
4ème de couverture :
« 1946. Un virus extraterrestre frappe le monde, tuant quatre-vingt-dix pour cent de ceux qu’il touche. L’immense majorité des survivants subit des mutations délétères, mais quelques élus y gagnent des pouvoirs surnaturels. Parmi ces surhommes, certains ont choisi de défendre ce qu’il reste de la race humaine, tandis que d’autres ont opté pour des voies plus tortueuses… »
Mon avis :
Je voulais lire un roman fantastique. J’ai opté pour une œuvre de Georges R.R. Martin car c’est une référence dans le domaine et le sujet me semblait intéressant. Au début de la lecture, j’avais du mal à suivre et après 3-4 chapitres j’ai compris que c’était un roman qui regroupait différent.es écrivain.es et que Martin était chargé de coordonner le tout. Le projet participatif est intéressant et c’est devenu plus clair pour moi. L’histoire m’a plu mais je n’ai pas tant accroché que cela et cela m’a fait une pause après le livre sur l’anthropologie car c’était simple à lire mais je n’achèterais pas les prochains tomes.
« Sapiens. Une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harrari
4ème de couverture :
« Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils unis leurs forces pour créer villages et royaumes ? Comment en sommes-nous arriver à créer le concept de religion, de nation, de droits de l’homme ? À dépendre de l’argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?
Véritable phénomène d’édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d’Histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harrari mêle l’Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pens&es, nos actes, notre héritage… et notre futur. »
Mon avis :
C’est la deuxième fois que je lis ce livre et j’ai approuvé autant de plaisir dans les deux lectures. Ce livre est écrit simplement et contient beaucoup d’informations. L’auteur jongle entre les différentes matières de façon clairvoyante et permet de comprendre de nombreuses choses. Les exemples sont parlants et les différents points de vue sont exposés de façon objective, laissant le choix à la personne qui lit. Je pense que je le relirais à l’avenir car à chaque fois je retiens différentes parties et cela permet de se remettre au clair avec certaines notions historiques tout en comprenant, un peu plus à chaque lecture, comment le monde dont on fait partit est arrivé là où il en est aujourd’hui. Un très bon et beau livre !
« Devant le Chinois » de Patrick Malherbe
4ème de couverture :
« Aujourd’hui à l’heure ou d’autres naissent, Monsieur Sainte-Rose est mort paisiblement allongé dans son hamac. Dans le village, la nouvelle se propage grâce à devant-le-chinois.
Devant-le-chinois, c’est quelques mètres carré de bitume fatigué et quelques bornes contre lesquelles s’appuyer délimités par un vague muret. l’entrée du seul magasin du village, c’est surtout le théâtre où viennent se rencontrer tous les visages, toutes les histoires et toutes les langues de ce petit recoin d’Amazonie. Il y a Monsieur Sainte-Rose, le vieil Haïtien, Lacolle, bagarreur impénitent et amoureux de littérature, Alinata le Malien aux chaussures impeccablement cirées, Kouka l’orphelin, Apunto le Saramaca mystérieux, et bien d’autres encore.
Dans ce roman d’une remarquable finesse, l’auteur s’attache à l’existence des « sans-trace » dont il effleure l’humanité terrée au fond de chacun d’entre eux. Devant-le-chinois se côtoie tout un monde, souvent rugueux, parfois violent, mais toujours riche du besoin de partager un verre ou une histoire, aux sons mêlées de la brega, du reggae et du kaséko.
Sociologue de formation, Patrick Malherbe a allié sa fascination de la nature amazonienne à sa passion de la littérature pour offrir aux lecteurs ce subtil premier roman. »
Mon avis :
J’ai beaucoup aimé ce livre qui se lit facilement et permet de découvrir ces petits commerces de Guyane que l’on nomme « les chinois » qui sont des endroits où l’on trouve tout plein de choses, de l’alimentaire, des vêtements, des hamacs, du matériel de bricolage, de cuisine, … . A Régina, « le chinois » est à côté du dégrad et est le lieu de vie du bourg. Ce n’est pas un libre service, tout est derrière le comptoir. Souvent, « le chinois » est un lieu où les gens se retrouvent pour boire une bière, un jus, comme on le fait dans un bar où un café en hexagone. Parfois, cela se fait même à l’intérieur du magasin ! Le nom vient du fait que la plupart des personnes qui gèrent ces commerces sont d’origine chinoise. Pour en savoir plus sur l’immigration chinoise en Guyane :
Dans ce livre on découvre également différents personnages avec des origines et des personnalités variées que l’on peut rencontrer un peu partout en Guyane. Il y a également un périple au Brésil qui est marquant. La proximité avec le Brésil de Régina fait que la culture brésilienne est présente ici et beaucoup d’habitant.es ont de la famille qui vit encore au Brésil.
Ce livre est simple mais l’histoire permet de découvrir ce à quoi peut ressembler la vie de certain.es guyanaises dans les villages.
« L’événement anthropocène » de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz
4ème de couverture :
« Les scientifiques nous l’annonce, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l’Anthropocène. Ce qui nous arrive n’est pas une crise environnementale, c’est une révolution géologique d’origine humaine.
Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables. Comment en sommes-nous arrivés la ?
Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs dressent l’inventaire écologique d’un modèle de développement devenu insoutenable, ébranlent bien des idées reçues sur notre prétendue « prise de conscience environnementale » et ouvrent des pistes pour vivre et agir politiquement dans l’Anthropocène »
Mon avis :
Ce livre m’avait été conseillé par un ami et il permet de comprendre pas mal de choses par rapport à tout ce qui nous entoure et tous les débats : effondrement, crise environnementale, pollution, … avec un autre regard. Il n’est pas simple à lire et mérite plusieurs lectures pour bien comprendre. Je pense le conserver et le relire plus tard pour en conserver plus de passages.
« Les Morues » de Titiou Lecoq
4ème de couverture :
« C’est l’histoire des Morues, trois filles – Emma, Gabrielle et Alice – et un garçon – Fred –, trentenaires féministes pris dans leurs turpitudes amoureuses et professionnelles. Un livre qui commence par un hommage à Kurt Cobain, continue comme un polar, vous happe comme un thriller de journalisme politique, dévoile les dessous de la privatisation des services publics et s’achève finalement sur le roman de comment on s’aime et on se désire, en France, à l’ère de l’internet. C’est le roman d’une époque, la nôtre. »
Mon avis :
J’ai beaucoup ce roman qui aborde un grand nombre de sujets comme le montre le résume ci-dessus.
Les personnages que l’on suit tout le long du roman ont des personnalités et des vies vraiment différentes et l’envie de les voir évoluer dans leur quotidien nous accroche.
J’avais découvert Titiou Lecoq en écoutant un épisode du podcats « Les couilles sur la table », qui est vraiment génial et permet de découvrir plein de choses sur la question des masculinités, des féminismes, du genre, … , je recommande. Bref, un roman simple à lire et qui est très sympa.
« Single et Single » de John le Carré
4ème de couverture :
« Un avocat d’affaires du cabinet londonien Single&Single exécuté par un gang mafieux sur une colline turque, un magicien pour enfants convoqué par sa banque à propos du dépôt d’une somme colossale, un cargo russe arraisonné dans le mer Noire, un baron de la finance qui disparaît dans la nature, un officier des douanes sur la piste de la corruption et du meurtre… Autant de personnages pittoresques et d’événements en apparence isolés qui s’entrecroisent dans une intrigue dont les thèmes centraux sont l’amour, la trahison, la famille et l’humanisme triomphant.
John le Carré nous entraîne dans un voyage mouvementé au coeur des milieux de la haute finance et de l’internationale du crime, dont les ramifications s’étendent de la vénérable City à la Russie post-communiste déliquescente. »
Mon avis :
J’étais content de trouver un roman de John le Carré d’occasion car il est très célèbre pour ses romans d’espionnage.
Au final, l’intrigue ne m’a pas accroché et je n’ai pas apprécié l’écriture et les personnalités des personnages donc j’ai été déçu de ce livre. Plusieurs passages n’était pas fluide et était peu évidents à comprendre. Peut-être que ces romans les plus connus (L’espion qui venait du froid, La Taupe, …) sont de meilleure de qualité.
« Le tailleur du Panama » de John le Carré
4ème de couverture :
« Harry Pendel, tailleur renommé, est contacté par le mystérieux Andrew Osnard. Ce dernier, espion sans scrupules chargé de suivre l’évolution politique au Panama, l’oblige à devenir son informateur. Qui mieux que Pendel, dans le bureau duquel défilent tous les hommes qui comptent au Panama, pourrait en effet le renseigner sur les bruits de couloirs et les rumeurs ?
Mais Pendel prend la mesure des enjeux et, plutôt que de simplement recouper ses informations, décide de se mettre à broder. Sur la foi de ces chimères, son épouse, son meilleur ami, sa fidèle employée mais aussi les diplomates, les militaires, les barons de la finance et de la presse internationale vont bientôt se retrouver pris dans une énorme affaire géopolitique dont aucun ne sortira indemne. »
Mon avis :
Tout comme le précédent roman, je n’ai pas apprécie sa lecture. Les personnages sont peu attachants et il y a beaucoup de moments où j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui était vrai ou non.
Du début à la fin, j’ai eu du mal à le lire et je n’ai jamais accroché à l’histoire donc ce fut une nouvelle déception.
Depuis notre escapade en juillet sur le fleuve Approuague, nous avions envie de repartir « sur le fleuve » comme on dit ici. C’est chose faîtes. Cette fois ci, direction La Matarony, affluent de l’Approuague :
La dernière fois, nous étions au Saut Grand Machicou (cadre orange), sur l’Aprouague. Cette fois-ci, nous avions pour objectif la Savane Roche (indiqué comme inselberg sur la carte) situé sur la Matarony (cadre rouge). Agrandissez l’image, vous verrez mieux héhé!
Mais rejoindre cette Savane Roche, ce n’est pas simple ! Au programme : des heures de pirogue, des sauts à passer, du canoë et enfin de la rando ! Mais on vous le confirme, en trois jours c’est possible !
Départ samedi matin de Régina donc, c’est parti pour 5heures de pirogue ! Notre premier arrêt se situe au saut Lavilette. Premier saut (= rapides ) à passer à pied pour nous deux ! La dernière fois, la saison des pluies nous permettait de passer des sauts en restant tranquillement dans la pirogue (qui elle s’agitait avec les forts courants). Mais la saison sèche transforme les paysages et nous voyons désormais les rochers au fond de l’eau ! Hors de question de tenter le coup, le guide le sait bien (piroguier expert!).
La première manip commence donc : décharger tous les bagages, se mettre dans l’eau, et s’arranger pour que la pirogue remonte le torrent : tirer la corde, pousser de l’autre côté, avoir les pieds bien stables dans l’eau… Heureusement, le guide est un expert et nous crie les indications ! On trouve même ça rigolo (mais ça c’était pour le premier héhé !).
Je n’ai pas de photos de ces moments là, vous comprenez bien que j’étais occupée ailleurs. Mais voici un aperçu de la situation :
Le saut approche…
Le saut Lavilette
Après avoir recharger la pirogue, une fois le saut franchi
Malgré les 5heures de pirogue, le temps passe vite : on regarde la beauté de la forêt défiler sous nos yeux ! On voit des oiseaux, on franchi des troncs d’arbre sous l’eau, on observe le fond de l’eau à la recherche de serpent…
Et c’est reparti, jusqu’au deuxième arrêt : Trou Cochon ! Il est déjà tard, on mange rapidement un sandwich, avant d’attaquer la vraie partie du voyage : la remontée de la Matarony en canoë !
C’est le départ, les canoës sont chargés ! 20 litres d’eau, des filets de pêche, du riz, nos hamacs, les jumelles et c’est parti !!
Même système en canoë qu’en pirogue, à chaque saut, on décharge les kayaks et on les emmène de l’autre côté : soit par la rivière directement (moins lourd mais il faut pouvoir franchir les rapides à pied), ou à pied, via la forêt sur le côté. C’est fatiguant, pas toujours simple, notamment lorsqu’il faut porter le gros canoë, mais on est content de connaître la réalité des Sauts de Guyane, que tous les piroguiers connaissent bien. Ca nous prépare pour la remontée du Maroni (Ouest de la Guyane), si un jour on l’a fait héhé !
Le premier jour, nous franchirons finalement 3 sauts, et dormirons au pied du 4ème ! On pose les filets de pêche et nous nous endormons tranquillement en écoutant les bruits de la forêt !
Le lendemain matin, réveil aux aurores… Depuis mon hamac, je vois l’aymara qui mord à l’hameçon : la branche s’agite dans tous les sens ! On va pas se mentir, on a été un peu surpris lorsqu’on a sorti le poisson de l’eau, on s’attendait pas à aussi gros..
Une fois l’aymara embarqué dans le canoë ( à mes pieds..), nous voilà parti pour le gros du travail : 4 heures à remonter le courant en kayak. Pas facile facile. Entre les troncs, le courant, la chaleur… On galère. Si bien que le guide fini par nous proposer de laisser son kayak et de monter à trois dans notre canoë pour nous aider ! Tout de suite, ça va mieux !
Et la route continue jusqu’au deuxième campement. Si on laisse de côté l’effort, le chemin est agréable car très sauvage. On se sent vraiment au cœur de la forêt Amazonienne. On voit beaucoup de colibris, de martin pêcheur, deux aras (perroquets), des toucans… On se sent tout petit au milieu de tout ces arbres. A chaque virage, j’espère qu’un jaguar sera assis sur un tronc d’arbre, à faire sa sieste. Mais ça n’arrive pas…
On arrive en début d’après midi au campement, au pied de la Savane Roche que nous souhaitons rejoindre. Après une bonne sieste, on commence l’ascension…
Au sommet, nous attend la vue sur la canopée et l’immensité de la forêt ! Le lieu est paisible, pas un chat évidemment. La pluie nous empêche de rester longtemps…
La soirée est tranquille, observation de la lune, des toucans..
Le lendemain, c’est déjà l’heure de repartir… Mais c’est beaucoup plus simple dans le sens du courant : au lieu de 5 heures, nous mettons 1H45 à rejoindre la pirogue !
C’est un des lieux les plus visités en Guyane, c’est une des plus grande réserve naturelle de France, c’est sur la commune de Régina-Kaw… Pour tout un tas de raison, nous souhaitions depuis notre arrivée visiter les Savanes de Kaw, c’est chose faîte. Retour sur ce weekend un petit peu hors du temps…
La plupart des personnes vont aux Savanes de Kaw grâce aux expéditions à la journée ou sur deux jours (comme nous l’avons fait également), mais de notre côté, nous souhaitions également visiter le petit village de Kaw, situé sur les Savanes. On y accède par pirogue (5 minutes environ depuis l’embarcadère). Ce village, hors du temps, est resté typique : rues en sable, pas de voitures (et pas de nécessité à vrai dire…), maisons créoles… Nous sommes arrivés vendredi en fin d’après midi pour jeter un œil à ce village, qui fut aussi le lieu de tournage de la série « Guyane ».
Ambiance très calme ce vendredi soir.. C’est le samedi matin que le village s’est un peu animé : travaux collectifs, débroussaillage, transport en brouette.. Comme dit Maxime « la brouette a l’air d’être la voiture d’ici ». Retour en image :
On fait rapidement le tour de ce petit village, si bien qu’on décide de repartir plus tôt que prévu, pour faire d’autres sentiers avant d’embarquer sur le morpho pour la suite de notre weekend.
C’est à 16h que l’excursion commence ! Le Morpho, c’est un bateau qui peut accueillir jusqu’à 12 personnes, pour visiter les Savanes, mais aussi dormir et manger en se baladant. Bref, une petite ingéniosité, bien aménagée !
Et c’est avec des lits qui descendent du toit que le morpho se transforme pour la nuit
Petit déjeuner tranquilou !
Mais rassurez-vous, on ne vient pas uniquement pour manger et dormir, on vient surtout pour découvrir la richesse des Savanes : nombreux oiseaux, mammifères et caïmans entre autres. Grâce aux guides, nous avons pu en savoir plus sur les oiseaux notamment, et mettre un nom sur des espèces que nous avions parfois déjà vu :
Buse à tête blanche
Buse à tête blanche
Jacana
Urubu à tête grise
Cormoran
Aigrette blanche
Aigrette blanche
Aigrette
Mais aussi des paysages plutôt enchanteurs, notamment au lever du jour, lorsque la brume envoûte la forêt et les savanes…
6H45 depuis le toit du Morpho
Bref, un très beau weekend, avec de belles images plein la tête…
Depuis mon arrivée en Guyane, je me suis à rédiger quelques poèmes pour des personnes proches. En rentrant de vacances, je me suis dit que j’en ferais un au sujet de nos vacances. Je pars toujours de mots clefs et je m’amuse à faire des rimes plates (AABB). C’est ce qui me vient le plus simplement à l’esprit. Dernièrement je me suis mis au défi de faire un poème où si l’on associait la première lettre de chaque phrase, cela faisait une phrase en lien avec le thème du poème.
Bref, de temps en temps j’aime bien en faire et cela me permet de me poser et de réfléchir, après je suis loin de faire des poèmes en comptant les nombres de syllabes et tout mais peut-être que ça viendra !
Voici le poème des vacances :
Douze nuits ailleurs…
Tout a commencé avec quelques jours fiévreux S’accompagnant d’un départ tumultueux
Qui aurait cru qu’après sept mois ici Une maladie a failli gâcher notre période de répit
Quoi de mieux pour commencer Que la visite d’un lieu tant récité
Les îles du Salut et leurs beaux paysages N’ont fait qu’éveiller nos envies de voyages
Petit Saut et sa tranquillité Nous ont donné envie d’y retourner
Un petit coucou à l’apiculteur Qui m’a fait faire une sieste de plus de deux heures
Puis vint le carbet des Savanes, à Sinnamary Des caïmans, des buffles et les Pripri de Yiyi
Nous avons pensé nous envoler en prenant la direction du centre spatial Mais nous sommes vite tomber de notre piédestal
Avant de revenir sur le littoral Camp Maripa, une baignade et un départ matinal
Nous voilà de retour sur Cayenne Ville souvent synonyme de migraine
Cette fois-ci nous avons pu l’apprécier Ces quelques jours nous ont permis de connaître sa beauté
En plus du bonheur d’un tacos et de se poser boire un coup Tu t’es révélée à nous une fois sur le Fort Cépérou
Puis ce fut le temps des ami.es Quelle joie de voir Justine épanouie dans sa nouvelle vie
Ces douze nuits loin de chez nous Nous ont permis d’apercevoir la diversité qui s’offre à nous
La découverte de nouveaux coins de nature Accompagnés de notre très chère voiture
Ainsi que les nuits en hamac Sans oublier notre périple en kayak
Tout cela nous a montré à quel point il est agréable de te visiter Très chère Guyane, tu as encore plein de choses à nous montrer
En attendant, place au déménagement Les bagages remplis d’affiches pour décorer nos grands murs blancs