Suite de les lectures – 3ème partie

« Anthropologie du développement » de Jean-Pierre Olivier de Sardan

4ème de couverture :

« Depuis 1960, année de leur indépendance, les pays d’Afrique ont connu plus de 30 ans de « développement ». Cependant les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances et le mot « développement » a besoin lui-même d’approches fondées sur l’analyse et le doute. Comment, aujourd’hui, décrire et comprendre les relations multiples qui existent entre les institutions de développement (publiques ou privées) et les populations locales auxquelles elles s’adressent ?

La socio-anthropologie considère le « développement comme une forme particulière de changement social qu’un ensemble complexe d’intervenants (ONG, agences nationales ou internationales, experts, coopérants, techniciens, …) cherche à impulser auprès de « groupes-cibles » eux-mêmes divers et évoluant selon les dynamiques propres. Ces phénomènes sont particulièrement importants en Afrique, en raison du rôle qu’y jouent les flux d’ « aide » et les « projets » de tous ordres.

La socio-anthropologie du développement peut contribuer pour une part modeste mais réelle, à améliorer la qualité des services que les institutions de développement proposent aux populations, en permettant une meilleure prise en compte des dynamiques locales. Pour ce faire, il faut éviter une anthropologie au rabais, enfermée dans le ghetto de l’expertise et de la consultance. Il ne peut y avoir de « socio-anthropologie appliquée au développement », dont la compétence en matière de recherche empirique se fonde sur la maîtrise de notions et de concepts situés au cœur des sciences sociales contemporaines et qui se démarque des rhétoriques et des idéologies développementalistes.

Logiques, rationalités, représentations, stéréotypes, stratégies, innovations, modes d’action économique, détournements, dispositifs, arènes… Ces mots clés scandent les analyses ici proposées, alimentées par une abondante littérature comparée et étayées par des exemples de terrain, et dessinent un ouvrage de référence sur le sujet, qui, jusqu’à ce jour, faisait complètement débat en France. »

Mon avis :

Ayant fait une formation professionnelle et travaillant dans le domaine du développement et plus particulièrement de la solidarité locale et/ou internationale, ce livre est une référence. Il date de 1995 mais les faits et les analyses reflètent toujours les questions que l’on se posent dans ce domaine et illustre de nombreux récits que l’on entend en discutant avec des personnes ayant travaillées de nombreuses années dans ce dernier.

Il permet de prendre en compte tous les points et de mettre à plat de nombreux sujets en prenant de la hauteur. La question de l’aide est une question complexe et le monde du développement l’est encore plus. Toutes les personnes qui passent ou se revendiquent de ce secteur possèdent souvent une vision unique. De plus, les raisons et les objectifs que l’on se fixe en entrant dans ce domaine sont très variées et laissent parfois perplexe. Aujourd’hui de très nombreuses formations forment des personnes qui travailleront dans le développement, cependant cela reste très « colonial » : les pays colonisés sont ceux à développer. Parler de développement en France existe avec la notion de développement local mais n’est pas aussi populaire. L’envie d’aller ailleurs tout en apportant ses compétences est tentant, moi-même j’ai fait ce choix en quittant l’hexagone pour venir en Guyane.

Ce livre permet de comprendre certaines choses mais rappelle surtout que lorsque l’on fait le choix d’aller travailler dans le secteur du développement, il est nécessaire d’avoir répondu à un bon nombre de questions sur soi-même et de ne pas foncer la tête baissée ou avoir de grandes attentes. L’humilité et la remise en question sont plus que nécessaires, car même avec celles-ci, les projets menés peuvent soit ne pas aboutir soit ne pas correspondre à un besoin ou une envie du lieu où il se déroule. Donc je suis très content d’avoir lu ce livre, qui n’est pas simple à lire et m’a pris pas mal de temps mais il est essentiel pour toute personne s’intéressant de près ou de loin au monde du développement.

« Wild Cards » de Georges R.R. Martin

4ème de couverture :

« 1946. Un virus extraterrestre frappe le monde, tuant quatre-vingt-dix pour cent de ceux qu’il touche. L’immense majorité des survivants subit des mutations délétères, mais quelques élus y gagnent des pouvoirs surnaturels. Parmi ces surhommes, certains ont choisi de défendre ce qu’il reste de la race humaine, tandis que d’autres ont opté pour des voies plus tortueuses… »

Mon avis :

Je voulais lire un roman fantastique. J’ai opté pour une œuvre de Georges R.R. Martin car c’est une référence dans le domaine et le sujet me semblait intéressant. Au début de la lecture, j’avais du mal à suivre et après 3-4 chapitres j’ai compris que c’était un roman qui regroupait différent.es écrivain.es et que Martin était chargé de coordonner le tout. Le projet participatif est intéressant et c’est devenu plus clair pour moi. L’histoire m’a plu mais je n’ai pas tant accroché que cela et cela m’a fait une pause après le livre sur l’anthropologie car c’était simple à lire mais je n’achèterais pas les prochains tomes.

« Sapiens. Une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harrari

4ème de couverture :

« Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.

Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils unis leurs forces pour créer villages et royaumes ? Comment en sommes-nous arriver à créer le concept de religion, de nation, de droits de l’homme ? À dépendre de l’argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

Véritable phénomène d’édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d’Histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harrari mêle l’Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pens&es, nos actes, notre héritage… et notre futur. »

Mon avis :

C’est la deuxième fois que je lis ce livre et j’ai approuvé autant de plaisir dans les deux lectures. Ce livre est écrit simplement et contient beaucoup d’informations. L’auteur jongle entre les différentes matières de façon clairvoyante et permet de comprendre de nombreuses choses. Les exemples sont parlants et les différents points de vue sont exposés de façon objective, laissant le choix à la personne qui lit. Je pense que je le relirais à l’avenir car à chaque fois je retiens différentes parties et cela permet de se remettre au clair avec certaines notions historiques tout en comprenant, un peu plus à chaque lecture, comment le monde dont on fait partit est arrivé là où il en est aujourd’hui. Un très bon et beau livre !

« Devant le Chinois » de Patrick Malherbe

4ème de couverture :

« Aujourd’hui à l’heure ou d’autres naissent, Monsieur Sainte-Rose est mort paisiblement allongé dans son hamac. Dans le village, la nouvelle se propage grâce à devant-le-chinois.

Devant-le-chinois, c’est quelques mètres carré de bitume fatigué et quelques bornes contre lesquelles s’appuyer délimités par un vague muret. l’entrée du seul magasin du village, c’est surtout le théâtre où viennent se rencontrer tous les visages, toutes les histoires et toutes les langues de ce petit recoin d’Amazonie. Il y a Monsieur Sainte-Rose, le vieil Haïtien, Lacolle, bagarreur impénitent et amoureux de littérature, Alinata le Malien aux chaussures impeccablement cirées, Kouka l’orphelin, Apunto le Saramaca mystérieux, et bien d’autres encore.

Dans ce roman d’une remarquable finesse, l’auteur s’attache à l’existence des « sans-trace » dont il effleure l’humanité terrée au fond de chacun d’entre eux. Devant-le-chinois se côtoie tout un monde, souvent rugueux, parfois violent, mais toujours riche du besoin de partager un verre ou une histoire, aux sons mêlées de la brega, du reggae et du kaséko.

Sociologue de formation, Patrick Malherbe a allié sa fascination de la nature amazonienne à sa passion de la littérature pour offrir aux lecteurs ce subtil premier roman. »

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce livre qui se lit facilement et permet de découvrir ces petits commerces de Guyane que l’on nomme « les chinois » qui sont des endroits où l’on trouve tout plein de choses, de l’alimentaire, des vêtements, des hamacs, du matériel de bricolage, de cuisine, … . A Régina, « le chinois » est à côté du dégrad et est le lieu de vie du bourg. Ce n’est pas un libre service, tout est derrière le comptoir. Souvent, « le chinois » est un lieu où les gens se retrouvent pour boire une bière, un jus, comme on le fait dans un bar où un café en hexagone. Parfois, cela se fait même à l’intérieur du magasin ! Le nom vient du fait que la plupart des personnes qui gèrent ces commerces sont d’origine chinoise. Pour en savoir plus sur l’immigration chinoise en Guyane :

https://hooktube.com/watch?v=8lzScXBZGA8

Dans ce livre on découvre également différents personnages avec des origines et des personnalités variées que l’on peut rencontrer un peu partout en Guyane. Il y a également un périple au Brésil qui est marquant. La proximité avec le Brésil de Régina fait que la culture brésilienne est présente ici et beaucoup d’habitant.es ont de la famille qui vit encore au Brésil.

Ce livre est simple mais l’histoire permet de découvrir ce à quoi peut ressembler la vie de certain.es guyanaises dans les villages.

« L’événement anthropocène » de Christophe Bonneuil et Jean-Baptiste Fressoz

4ème de couverture :

« Les scientifiques nous l’annonce, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l’Anthropocène. Ce qui nous arrive n’est pas une crise environnementale, c’est une révolution géologique d’origine humaine.

Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d’années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables. Comment en sommes-nous arrivés la ?

Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs dressent l’inventaire écologique d’un modèle de développement devenu insoutenable, ébranlent bien des idées reçues sur notre prétendue « prise de conscience environnementale » et ouvrent des pistes pour vivre et agir politiquement dans l’Anthropocène »

Mon avis :

Ce livre m’avait été conseillé par un ami et il permet de comprendre pas mal de choses par rapport à tout ce qui nous entoure et tous les débats : effondrement, crise environnementale, pollution, … avec un autre regard. Il n’est pas simple à lire et mérite plusieurs lectures pour bien comprendre. Je pense le conserver et le relire plus tard pour en conserver plus de passages.

« Les Morues » de Titiou Lecoq

4ème de couverture :

« C’est l’histoire des Morues, trois filles – Emma, Gabrielle et Alice – et un garçon – Fred –, trentenaires féministes pris dans leurs turpitudes amoureuses et professionnelles. Un livre qui commence par un hommage à Kurt Cobain, continue comme un polar, vous happe comme un thriller de journalisme politique, dévoile les dessous de la privatisation des services publics et s’achève finalement sur le roman de comment on s’aime et on se désire, en France, à l’ère de l’internet. C’est le roman d’une époque, la nôtre. »

Mon avis :

J’ai beaucoup ce roman qui aborde un grand nombre de sujets comme le montre le résume ci-dessus.

Les personnages que l’on suit tout le long du roman ont des personnalités et des vies vraiment différentes et l’envie de les voir évoluer dans leur quotidien nous accroche.

J’avais découvert Titiou Lecoq en écoutant un épisode du podcats « Les couilles sur la table », qui est vraiment génial et permet de découvrir plein de choses sur la question des masculinités, des féminismes, du genre, … , je recommande. Bref, un roman simple à lire et qui est très sympa.

« Single et Single » de John le Carré

4ème de couverture :

« Un avocat d’affaires du cabinet londonien Single&Single exécuté par un gang mafieux sur une colline turque, un magicien pour enfants convoqué par sa banque à propos du dépôt d’une somme colossale, un cargo russe arraisonné dans le mer Noire, un baron de la finance qui disparaît dans la nature, un officier des douanes sur la piste de la corruption et du meurtre… Autant de personnages pittoresques et d’événements en apparence isolés qui s’entrecroisent dans une intrigue dont les thèmes centraux sont l’amour, la trahison, la famille et l’humanisme triomphant.

John le Carré nous entraîne dans un voyage mouvementé au coeur des milieux de la haute finance et de l’internationale du crime, dont les ramifications s’étendent de la vénérable City à la Russie post-communiste déliquescente. »

Mon avis :

J’étais content de trouver un roman de John le Carré d’occasion car il est très célèbre pour ses romans d’espionnage.

Au final, l’intrigue ne m’a pas accroché et je n’ai pas apprécié l’écriture et les personnalités des personnages donc j’ai été déçu de ce livre. Plusieurs passages n’était pas fluide et était peu évidents à comprendre. Peut-être que ces romans les plus connus (L’espion qui venait du froid, La Taupe, …) sont de meilleure de qualité.

« Le tailleur du Panama » de John le Carré

4ème de couverture :

« Harry Pendel, tailleur renommé, est contacté par le mystérieux Andrew Osnard. Ce dernier, espion sans scrupules chargé de suivre l’évolution politique au Panama, l’oblige à devenir son informateur. Qui mieux que Pendel, dans le bureau duquel défilent tous les hommes qui comptent au Panama, pourrait en effet le renseigner sur les bruits de couloirs et les rumeurs ?

Mais Pendel prend la mesure des enjeux et, plutôt que de simplement recouper ses informations, décide de se mettre à broder. Sur la foi de ces chimères, son épouse, son meilleur ami, sa fidèle employée mais aussi les diplomates, les militaires, les barons de la finance et de la presse internationale vont bientôt se retrouver pris dans une énorme affaire géopolitique dont aucun ne sortira indemne. »

Mon avis :

Tout comme le précédent roman, je n’ai pas apprécie sa lecture. Les personnages sont peu attachants et il y a beaucoup de moments où j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qui était vrai ou non.

Du début à la fin, j’ai eu du mal à le lire et je n’ai jamais accroché à l’histoire donc ce fut une nouvelle déception.

Max

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