
Retour de la forêt ! Et quel weekend !
Depuis notre escapade en juillet sur le fleuve Approuague, nous avions envie de repartir « sur le fleuve » comme on dit ici. C’est chose faîtes. Cette fois ci, direction La Matarony, affluent de l’Approuague :

La dernière fois, nous étions au Saut Grand Machicou (cadre orange), sur l’Aprouague. Cette fois-ci, nous avions pour objectif la Savane Roche (indiqué comme inselberg sur la carte) situé sur la Matarony (cadre rouge). Agrandissez l’image, vous verrez mieux héhé!
Mais rejoindre cette Savane Roche, ce n’est pas simple ! Au programme : des heures de pirogue, des sauts à passer, du canoë et enfin de la rando ! Mais on vous le confirme, en trois jours c’est possible !
Départ samedi matin de Régina donc, c’est parti pour 5heures de pirogue ! Notre premier arrêt se situe au saut Lavilette. Premier saut (= rapides ) à passer à pied pour nous deux ! La dernière fois, la saison des pluies nous permettait de passer des sauts en restant tranquillement dans la pirogue (qui elle s’agitait avec les forts courants). Mais la saison sèche transforme les paysages et nous voyons désormais les rochers au fond de l’eau ! Hors de question de tenter le coup, le guide le sait bien (piroguier expert!).
La première manip commence donc : décharger tous les bagages, se mettre dans l’eau, et s’arranger pour que la pirogue remonte le torrent : tirer la corde, pousser de l’autre côté, avoir les pieds bien stables dans l’eau… Heureusement, le guide est un expert et nous crie les indications ! On trouve même ça rigolo (mais ça c’était pour le premier héhé !).
Je n’ai pas de photos de ces moments là, vous comprenez bien que j’étais occupée ailleurs. Mais voici un aperçu de la situation :

Le saut approche… 
Le saut Lavilette 
Après avoir recharger la pirogue, une fois le saut franchi
Malgré les 5heures de pirogue, le temps passe vite : on regarde la beauté de la forêt défiler sous nos yeux ! On voit des oiseaux, on franchi des troncs d’arbre sous l’eau, on observe le fond de l’eau à la recherche de serpent…
Et c’est reparti, jusqu’au deuxième arrêt : Trou Cochon ! Il est déjà tard, on mange rapidement un sandwich, avant d’attaquer la vraie partie du voyage : la remontée de la Matarony en canoë !

Même système en canoë qu’en pirogue, à chaque saut, on décharge les kayaks et on les emmène de l’autre côté : soit par la rivière directement (moins lourd mais il faut pouvoir franchir les rapides à pied), ou à pied, via la forêt sur le côté. C’est fatiguant, pas toujours simple, notamment lorsqu’il faut porter le gros canoë, mais on est content de connaître la réalité des Sauts de Guyane, que tous les piroguiers connaissent bien. Ca nous prépare pour la remontée du Maroni (Ouest de la Guyane), si un jour on l’a fait héhé !
Le premier jour, nous franchirons finalement 3 sauts, et dormirons au pied du 4ème ! On pose les filets de pêche et nous nous endormons tranquillement en écoutant les bruits de la forêt !
Le lendemain matin, réveil aux aurores… Depuis mon hamac, je vois l’aymara qui mord à l’hameçon : la branche s’agite dans tous les sens ! On va pas se mentir, on a été un peu surpris lorsqu’on a sorti le poisson de l’eau, on s’attendait pas à aussi gros..

Une fois l’aymara embarqué dans le canoë ( à mes pieds..), nous voilà parti pour le gros du travail : 4 heures à remonter le courant en kayak. Pas facile facile. Entre les troncs, le courant, la chaleur… On galère. Si bien que le guide fini par nous proposer de laisser son kayak et de monter à trois dans notre canoë pour nous aider ! Tout de suite, ça va mieux !
Et la route continue jusqu’au deuxième campement. Si on laisse de côté l’effort, le chemin est agréable car très sauvage. On se sent vraiment au cœur de la forêt Amazonienne. On voit beaucoup de colibris, de martin pêcheur, deux aras (perroquets), des toucans… On se sent tout petit au milieu de tout ces arbres. A chaque virage, j’espère qu’un jaguar sera assis sur un tronc d’arbre, à faire sa sieste. Mais ça n’arrive pas…
On arrive en début d’après midi au campement, au pied de la Savane Roche que nous souhaitons rejoindre. Après une bonne sieste, on commence l’ascension…
Au sommet, nous attend la vue sur la canopée et l’immensité de la forêt ! Le lieu est paisible, pas un chat évidemment. La pluie nous empêche de rester longtemps…
La soirée est tranquille, observation de la lune, des toucans..
Le lendemain, c’est déjà l’heure de repartir… Mais c’est beaucoup plus simple dans le sens du courant : au lieu de 5 heures, nous mettons 1H45 à rejoindre la pirogue !
Lulu















en effet c’était un week-end sportif mais avec toujours de beaux paysages , et beaucoup de souvenirs!! gros bisous a vous 2 et vivement de nouvelles aventures .
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