La saison des pluies arrive…

Les agriculteurs de Guyane doivent se réjouir de ce changement de cap : la pluie est arrivée à Régina et semble vouloir s’installer. Ce n’est plus le clapotis des pirogues sur le fleuve que nous écoutons le matin, mais désormais les gouttes d’eau chaudes qui rebondissent sur les feuilles de palmiers. Pour le bonheur également de notre petite voisine…

Point sur mes lectures depuis mon arrivée

« Aventures en Guyane » de Raymond Maufrais

La 4ème de couverture :

« Voici l’un des récits les plus poignantes de l’histoire de l’exploration. En 1950, Maufrais a 23 ans lorsqu’il se lance seul et à pied dans la jungle guyanaise en direction des mythiques monts Tumuc-Hamac alors inconnus. On ne le reverra plus. Si un indien n’avait pas découvert par hasard ses carnets au bord d’une rivière, ce face à face exemplaire d’un homme avec son destin ne nous serait jamais parvenu. Le mystère de sa disparition hantera toute une jeunesse éprise comme lui d’idéal, d’aventure et de liberté. »

Mon avis :

Le début du livre est peu évident à lire car ce sont les notes de l’explorateur qui sont reprises et c’est assez décousu et pas très fluide à lire. Il y a une grosse phase de mise en place de son périple où il passe par de nombreuses galères puis arrive enfin le moment où il se retrouve seul avec son chien face à la jungle guyanaise. La lecture devient plus agréable et nous permet d’en découvrir plus sur la personnalité de Raymond Maufrais. Ce qui est certain, c’est que durant tout son périple, il en a bavé et n’a eu que très peu de moments de repos. Il n’est pas partit avec suffisamment d’argent pour avoir du matériel de qualité donc il a dû voyager avec un sac très lourd et du matériel défectueux. Il faut avoir un sacré courage pour partir à l’inconnu dans de telles conditions, en sachant combien la jungle guyanaise est inhospitalière pour l’être humain qui n’y est pas né.

Ce livre permet d’apprendre des mots de vocabulaire et de certains éléments de la vie guyanaise, comme les villages dépendants de l’orpaillage où tout se monnaie avec ce précieux métal qui est si dévastateur pour l’environnement et l’être humain, en Guyane et à-travers le monde.

Ce que j’en retiens, ce sont que le courage et l’envie d’inconnu sont importants et permettent de nombreuses réussites, mais un minimum de préparation peut parfois faire une grosse différence. Je suis content d’avoir poursuivi la lecture jusqu’à la fin car Raymond Maufrais possède un caractère qui force le respect et la fin a quelque chose d’assez poétique.

« Pénurie de graine » de Françoise James-Oussénie

4ème de couverture :

« Déjà, le bruit courait dans tous les foyers : les drapeaux de couleur jaune, blanche ou rouge ne dansaient plus la samba ou l’aléké sur aucune devanture ! Il n’y avait plus dans les bassines aux couleurs chatoyantes des revendeurs, ni les graines convoitées, ni les petits pots en fer qui servaient de mesure à deux euros cinquante !

Mes aïeux, le pays était en ébullition ! Personne ne pouvait croire à une telle pénurie ! Woy ! Pénurie de graines ! »

« Un pays est en pleine ébullition. À la veille carême et des fêtes pascales, on ne trouve plus aucune graine pour accompagner le jeûne ni pour préparer le traditionnel bouillon d’awara. Cette soudaine pénurie va révéler des crises plus profondes dans une société qui cherche sa voie.

Un journaliste, Morinel Dieusaint, va couvrir l’événement alors qu’il est lui-même dans la tourmente : son sacré chien d’amant vient de le quitter.

Enquêtes sociales, politiques et amoureuses s’entremêlent.

Pourra-t-on éviter le drame ? »

Mon avis :

Je voulais lire au moins un roman d’une autrice guyanaise, sur la Guyane évidemment. Beaucoup de personnes conseillent de lire des romans pour comprendre un peuple ou le contexte d’un pays. Depuis quelques années, je ne lis que peu de romans car j’arrive moins à accrocher et j’ai besoin de lire des choses plus factuelles, cependant j’ai énormément apprécié ce roman qui se lit rapidement. La double histoire qui y est décrite est prenante et les scènes sont superbement décrites. Beaucoup d’éléments de la culture guyanaise y sont évoquées et permettent de découvrir plus la communauté créole. Là où je vis, je suis plus proche de la communauté brésilienne de part la proximité avec le Brésil. J’ai donc appris plein d’éléments intéressants sur la politiques, la nourriture, les mœurs, … . Ce fut une lecture agréable et je suis heureux été bien conseillé par le libraire de la librairie « La Cas’à Bulles » à Cayenne qui est vraiment très bien fournie !

« Moi, Clément Duval : Anarchiste et Bagnard » de Clément Duval

4ème de couverture :

« Un siècle durant, des dizaines de milliers de condamnés ont été envoyées à la « guillotine sèche ». Rares sont ceux qui ont survécu au bagne, plus rares encores ceux qui ont pu raconter leur vie dans cet enfer. En 1887, l’anarchiste Clément Duval (1850-1935) proclame en cour d’assises le droit de se révolter mais aussi celui d’utiliser la fortune des riches pour servir sa cause. Condamné aux travaux forcés à perpétuité, envoyé en Guyane, il ne cesse pendant les quatorze années passées aux îles du Salut, d’affirmer les valeurs de l’anarchisme. Parvenu à s’évader lors de sa dix-huitième tentative, il est accueilli à New-York par des anarchistes italiens. Duval décrit dans ses mémoires, au-delà de la vie du bagne au jour le jour, la résistance à la faim, à la maladie, aux humiliations, et au système répressif »

Mon avis :

Les différents bagnes de Guyane sont riches d’histoires et je suis curieux d’aller les découvrir pour en apprendre plus. Je souhaitais lire sur le sujet pour en comprendre un peu plus avant de les visiter. Un ami m’a prêté ce livre qui permet vraiment de comprendre la réalité de la vie d’une personne vivant au bagne sur les îles du Salut, en sachant que chaque bagne accueillaient un type de personnes spécifiques et avait ses spécificités. Ce récit de vie permet de découvrir le quotidien d’un bagnard, entre travail, maladie, humiliations et tentatives d’évasion. C’est impressionnant le nombre de tentatives de s’enfuir de cet enfer décrit dans ce livre. Il permet aussi d’en apprendre pas mal sur l’anarchisme en France à la fin du XIXème siècle. Donc une bonne lecture et maintenant je vais plus me renseigner sur l’histoire de ces bagnes avant d’aller les visiter.

« Les Abandonnés de la République : Vie et mort des Amérindiens de Guyane française » d’Yves Géry, Alexandra Mathieu et Christophe Gruner

4ème de couverture :

« Avec un sixième de la superficie de l’Hexagone, la Guyane est la plus vaste région française. Environ dix mille Amérindiens de différents communautés y vivent, pour l’essentiel, sur la côté et le long des fleuves. Parmi eux, les Amérindiens du Haut-Maroni, installés au cœur de la forêt amazonienne, sont victimes depuis plusieurs décennies d’un double drame qui se joue dans le silence et l’indifférence. Des conditions de vie déplorables, une acculturation forcée qui provoquent parmi les jeunes une terrible épidémie de suicides. Et l’orpaillage clandestin, source d’une catastrophe sanitaire et environnementale – par la contamination au mercure qu’il provoque – dans un véritable climat de guerre.

C’est un tableau à la fois bouleversant et accablant qui s’offre ainsi au lecteur au moment même où, devant l’indifférence de la France, les Amérindiens ont décidé de déposer un recours contre l’État et tentent de mobiliser l’opinion internationale. Fondée sur de nombreux témoignages, cette enquête menée sur le terrain par Yves Géry, Alexandra Mathieu et Christophe Gruner saisit la réalité dramatique d’un peuple dont la survie dépend plus que jamais de la République. »

Mon avis :

J’ai l’habitude de lire des livres qui prennent du temps à lire ou à comprendre car il y a beaucoup d’informations dedans. Cependant j’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre. Il est très bien écrit, sourcé et permet de bien comprendre la situation amérindienne en Guyane. Mais il est difficile car il montre une situation de détresse et tous les échecs auxquels se sont confronté.es les Amérindien.nes ! Que de promesses de la part des différents gouvernements français, mais aucune de tenue et toutes les initiatives hors système qui étaient ô combien bénéfiques ont été détruites par l’État français. Je ne portais déjà pas dans mon coeur les différents gouvernements français depuis la fin de la 2nde guerre mondiale, mais ce livre n’a fait que confirmer que l’unique intérêt de ces derniers est l’argent : la Guyane sert de base spatiale, de récolte d’or et de point d’ancrage dans le continent sud-américain, c’est tout (sans oublier le bagne comme vue dans le livre précédent). À aucun moment, la prise en compte des personnes vivants sur place n’a été faite, ils ont justes été dévastées et aujourd’hui survivent tant bien que mal. La Guyane n’est qu’une autre colonie française qui est répertoriée comme DOM-TOM, voilà la réalité. Ce livre l’illustre parfaitement. Bref, la situation semble inextricable car la seule entitée qui peut améliorer de façon significative les conditions de vies des Amérindien.nes de Guyane est l’État français, mais vu que c’est déjà lui qui les a rendu aussi déplorables, à quoi bon espérer quelque chose qui est à des siècles de leurs projeeeeeeeeets.

Quelques infos :

Aujourd’hui, en Guyane, 7 nations autochtones amérindiennes sont présentes : Kali’na Tilewuyu, Wayana, Apalaï, Teko (Émérillon), Wayampi, Lokono (Arawak), Pahikweneh (Palikur). Ils sont aux alentours de 10 000 en Guyane. Ce livre s’intéresse plus aux Amérindiens vivant aux alentours de Maripasoula, donc l’intérieur guyanais en direction de l’Ouest. Ce livre récolte les témoignages principalement de Wayana et également de Bushinengués : autre peuple autochtone de Guyane qui est le peuple descendant des esclaves africain.es qui étaient amené.es pour travailler au Suriname, dans les plantations. Des villages amérindiens existent un peu partout en Guyane, ici à Régina il y en a un. Chaque village à son chef coutumier et il y a un chef des chef qui est appelé « Gran Man » et qui représente une nation, celui des Wayana se nomme Amaïpoti et a plusieurs fois interpellé les pouvoirs publics sur la situation du peuple qu’il représente.

« Cosme » de Guillaume Meurice

4ème de couverture :

« Cosme ou l’histoire d’un fils d’immigrés espagnols, agrégés de rien, pas même bachelier, qui découvre le Graal de la poésie française : le sens caché du poème sulfureux et mystique de Rimbaud, Voyelles. »

« Guillaume Meurice le suit, de son enfance dans les rues de Biarritz à cette quête poétique dans son minuscule appartement parisien, en passant par la délinquance des banlieues chaudes de la capitale, un service militaire à décrypter des messages secret ; le tout entrecoupé d’heures interminables dans différents clubs d’échecs. Cosme, c’est aussi l’amitié chevillée au corps au gré des rencontres, et la passion des mots qu’il dévore dans ses lectures ou qu’il travaille pour scultper d’improbables sonnets.

Une vie entre passions partagées, infinie solitude, vertiges, long dérèglement des sens. Le récit d’un homme libre. Poète. Voyant ? »

Mon avis :

Étant un grand fan de Guillaume Meurice, je souhaitais lire ce livre même si le sujet me motivait moins et n’est pas le style que je lis habituellement. Je n’ai pas été déçu, cela permet de découvrir la vie d’une personne qui a navigué dans des milieux que je ne connaissais pas (délinquance, clubs d’échecs, poésie, …). La lecture est confortable et se dévore rapidement. La fin est écrite par Cosme lui-même pour expliquer la façon dont il a réussi à décrypter le poème de Rimbaud donc il y a 2 styles d’écriture et cela permet de bien comprendre la façon de penser de cet artiste assez hors-du-commun.

« Le Pingouin » d’Andreï Kourkov

4ème de couverture :

« Pour tromper sa solitude, Victor Zolotarev a adopté un pingouin au zoo de Kiev en faillite. L’écrivain au chômage tente d’assurer leur subsistance tandis que le manchot déraciné traîne sa dépression entre la baignoire et le frigidaire vide. Alors, quand le rédacteur en chef d’un grand quotidien il saute sur l’occasion. Un boulot tranquille et lucratif. Sauf quand il s’agit de rédiger des notices sur des personnalités… encore en vie. Et qu’un beau jour, ces personnes se mettent à disparaître pour de bon.

Une plongée dans le monde impitoyable et absurde de lex-URSS.

Un roman culte. »

Mon avis :

Je ne connais que peu l’histoire post URSS, car je ne me suis que peu renseigné sur cette partie du monde. J’ai beaucoup aimé ce roman, à la fois très sombre avec une ambiance pesante et loufoque avec la présence permanente du manchot qui est plutôt déconcertante. Il se lit très bien et permet de comprendre l’atmosphère d’un pays comme l’Ukraine au milieu des années 1990. Ce qui est sûr c’est que ce n’était pas l’époque la plus festive et que le quotidien avait l’air plutôt sombre et triste. Je suis content d’avoir appris un peu de choses sur cette partie du monde et je ne manquerais pas d’en discuter avec Justine et Rémi qui sont bien plus renseignés que mois sur ce sujet.

Max

Petit carbet au bord de l’eau…

Petite virée proche de Cacao ce week-end ! Une petite nuit en carbet (voir description dans articles précédents) pour changer un peu d’air et découvrir ce très joli coin, à 50 minutes de Régina ! On y retournera !

Et puis tout cela nous a donné envie de planifier nos vacances, les ponts de mai, les week-end prolongé.. Bref on commence à avoir la bougeotte, surtout quand on voit que la saison des pluies n’arrive toujours pas… Maripasoula, Saul, Awala Yalimapo… On vous tiendra au courant ! Lulu

Ballade en forêt et carnaval de Cayenne

A mon tour d’écrire un petit mot (Lulu) !

Quelques mots pour vous raconter notre week-end disons « humide » (pour ne pas dire « transpirant »). Week-end bien chargé une nouvelle fois : petite soirée tranquille vendredi soir avec le personnel de la Maison Familiale Rurale (MFR : établissement de formation qui favorise l’insertion sociale et professionnelle des jeunes). Samedi, après un petit temps de repos, nous voilà reparti pour le carnaval… de Régina ! Plutôt bon enfant, avec le camion de la ville qui défile aux sons des musiques brésiliennes pour la plupart ! Ce qui est marrant, c’est qu’on a aussi bien dansé avec les enfants qu’avec les conseillers municipaux. Puis, nous avons continué la soirée aux rythmes brésiliens en allant chez une amie. Elle n’est pas d’origine brésilienne, elle est née en Guyane mais c’est vrai que la culture Brésilienne est tellement présente ici que nous avions l’impression d’être chez des Brésiliens : nourriture, musiques, ambiance, chaleuuuuur !

Après deux trois pas de danses plutôt hésitants, on est rentré se reposer car le lendemain : sentier de Rorota + carnaval de Cayenne !

On espérait voir des paresseux sur le sentier.. Une prochaine fois ! Quand à la grande parade nocturne de Cayenne, c’était sympa mais pour ma part, j’ai beaucoup plus apprécié celle de Kourou. La semaine passée, les personnes étaient bien plus souriantes, l’ambiance plus sympa, les musiques plus endiablées, et c’était mieux organisé. Ca nous a pas empêché de passer une belle soirée 🙂

Até mais ! (à bientôt en portuguais)

Point sur ma vie

Plus d’1 mois que nous sommes arrivés à Régina !

Il est temps de faire un point sur ma vie pro/perso (Max), car Lulu a son boulot et je suis venu avec l’idée d’en trouver un sur place.

Donc les questions qui vous tourmentent tous et toutes, très cher.ères lecteur.rices, sont les suivantes :

– Ai-je un boulot ?

– Qu’est-ce que je fais de mes journées ?

Dès le premier jour de boulot de Lulu, je suis allé avec elle car je peux bosser dans son bureau, pour voir ce que la Guyane offrait comme opportunité professionnelle.

J’ai donc relancé la machine, en faisant des CV et des lettres de motivation.

Il faut savoir qu’entre Juin et Novembre 2019, j’ai candidaté à 35 postes ou VSI (Volontariat de Solidarité Internationale) et que j’avais fini par avoir 2 réponses positives. Donc niveau candidatures, je commence à être bien rôdé !!

En Guyane, cela s’est décanté plus facilement et plus rapidement ! Au total, j’ai envoyé ma candidature à 19 associations, j’ai eu 3 propositions d’entretien, que j’ai refusé car c’était sur Cayenne et je ne souhaite pas vivre sur Cayenne.

Le lendemain de ma première phase d’envoi de mail, une association : Atipa Autisme (https://www.atipa.fr/) m’appelle et m’explique que mon profil lui plaît et qu’elle a besoin d’un coordinateur pour faire de la gestion de projets afin d’alléger les tâches de la présidente de la structure. La charge de travail est entre 12h et 20h par semaine et je suis payé à l’heure.

J’ai accepté car je peux effectuer ce travail depuis Régina, le sujet de l’association me plaît fortement et me permet de poursuivre dans le même secteur que lors de ma précédente expérience professionnelle.

Cela fait 1 mois que je fais ce travail de coordination à distance, pour le moment je répond à des dossiers de financements, et avec l’arrivée de notre voiture, je vais pouvoir me déplacer pour représenter l’asso lors de différents moments (réunions, groupes de travail, formation, …) et découvrir un peu plus les activités de cette structure. Ce poste me plaît et me laisse clairement le temps de faire plein d’autres choses. Au début, je voyais cela comme quelque chose de temporaire, le temps de trouver un travail à 35 heures par semaine, puis au fur et à mesure, je vois les perspectives d’évolution et surtout l’intérêt d’avoir autant de temps libre.

Je peux faire tout ce que j’ai envie de faire à n’importe quel moment de la journée, je ne suis pas contraint par des horaires fixes ou par le manque de temps. C’est très agréable et je ne pense que cela se répétera souvent dans ma vie future donc je souhaite en profiter, voir où cela me mène et si je continue de m’épanouir ainsi !

En plus de ce job de coordinateur, je me suis engagé dans l’asso où Lulu bosse, je suis devenu vice-trésorier. Il y a plein de choses à faire et à réfléchir pour cette asso et cette commune. J’ai actuellement en tête le projet de mise en place d’une bibliothèque dans le foyer des jeunes, je souhaite également travailler avec Lulu sur le fonctionnement de l’asso pour qu’elle ait plus de temps pour bosser sur son projet d’animation de la vie sociale, …, il y a tout à faire et pas mal de liberté donc à voir ce que cela va donner !

J’en profite pour beaucoup lire et écouter des émissions, je ferais un point sur les livres et émissions dans un prochain article.

J’ai commencé des MOOC (cours en ligne) :

– Découvrir l’anthropologie (https://www.my-mooc.com/fr/mooc/decouvrir-lanthropologie-louvainx-louv6x-0/)

– Au-delà des frontières, diagnostiquer le territoire (https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:lorraine+30011+session02/about)

– La fabrique de l’aide internationale (https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ulg+108004+session03/about)

Cela fait 3 semaines que je les suis et c’est agréable d’avoir le temps de continuer à apprendre car même si je commençais à saturer des études, j’aime toujours autant l’apprentissage théorique comme j’ai pu le découvrir lors de ma formation de coordonnateur.

Le fait d’avoir du temps libre me permet aussi de bien me remettre au sport, de gérer les éléments administratifs ou logistiques du quotidien sans que le boulot de Lulu ne soit perturbé, de prendre le temps de préparer à manger et faire toutes les petites choses que je veux faire et qui prennent beaucoup de temps !

Avec Lulu, nous commençons à apprendre le portugais du Brésil, car cette langue est omniprésente ici ! Nous n’en sommes qu’à nos débuts mais espérons bien arriver à quelque chose !

Pour conclure cette article sur ma vie pro/perso, disons que j’aime beaucoup cette façon de vivre, je ne sais pas trop combien de temps cela va durer ni où cela va m’amener mais je souhaite en profiter au maximum et après plus d’1 mois en Guyane, je suis heureux d’avoir si vite trouver comment aménager mes journées avec des éléments qui me plaisent et me rendent heureux d’être ici et d’avoir fait le choix de partir loin de chez moi accompagné de Lulu.

Pour finir, j’aime beaucoup les casquettes et autres couvre chefs, et j’ai acheté une superbe casquette ici, je vous laisse la découvrir en photo ci dessous :

Max

Chaud Cacao !

Petite musique d’ambiance.. https://hooktube.com/watch?v=dESPCqIkcrw

Déjà jeudi, et on ne vous a toujours pas raconté notre week-end ! Alors, voilà quelques mots :

Nous avions la visite de Justine et Rémi à Régina ! Et oui, depuis que nous y sommes, la foule s’empresse de venir dans cette petite commune héhé ! Justine, c’est notre copine de promo IFAID, et Rémi, son copain. Une belle surprise et de bonnes retrouvailles, autour de bières locales (la jeune gueule) et surtout de petits punchs (on vous en parle après !).

Avec eux, est venu leur voiture ! Ce qui nous a permis de sortir explorer les alentours ! Le samedi, direction la petite crique de la piste Inéry, à l’entrée de Régina. Une crique c’est un petit endroit où on peut se baigner, plus ou moins aménagé. Petite baignade et tentative de jeux de cartes, stoppés par les fourmis rouge.. Petite soirée tranquille à Régina, à jouer aux cartes, parler de la Guyane et de la vie !

Car le lendemain, RDV à 8H30 tapante à notre fidèle boulangerie, pour un petit dèj en terrasse ! Et s’en suit le départ pour Cacao, à une grosse heure de Régina. Cacao, c’est un petit village connu pour son marché du dimanche, et pour la communauté Hmong qui y habite. Qui sont les Hmong ? Un peuple originaire d’Asie (Chine, Vietnam, Laos) installé en Guyane depuis les années 70-80 et ayant une place primordiale dans l’agriculture de la région. On vous conseille de cliquer sur les liens en bas de l’article pour en savoir plus 😉

Nous avons commencé notre visite de Cacao par le musée tenu par une association. A l’intérieur, des personnes passionnées ont réunis des centaines d’espèces de papillons, d’araignées et autres petites bestioles, toutes originaires d’Amérique du Sud. Le guide, professeur de l’école du village, est passionné et passionnant ! Figurez vous que nous savons désormais distinguer le seul papillon dangereux pour l’homme, que chaque papillon sort à une heure différente, comment favoriser leur observation (l’heure, le lieu..). Bon à un moment, on a lâché ! Mais avant, on a aussi appris que les bagnards avaient leur propre monnaie, seul objet autorisé dans leurs poches. Et comme ça, s’ils fuyaient, ils ne pouvaient pas l’utiliser.. Malin… Bref, ce musée nous a donné envie d’en savoir plus et aussi, d’aller observer directement dans la forêt ces petites bêtes ! On a quand même eu un avant goût de l’observation des papillons grâce à la serre du musée !

Ensuite, directement le marché pour découvrir les fruits et légumes locaux ! Nous avons goûté : des galettes à base de dachine (racine), des beignets de bananes blanches, du Banh Xeo ( galette à base de farine de blé, oignon, soja, poulet et curry) ainsi que deux jus : oseille pays et cupuacu. Tout cela fut bien bon!

Retour mouvementé sur Régina, où Lucie n’avait pas trop la frite.. Disons qu’elle a évacué le repas du midi.. C’est donc à deux que Justine et Rémi sont partis faire la ballade de la Roche Virginie, à 20 minutes de Régina… Une prochaine fois !

En somme, ce fut un bien bon week-end ! Un plaisir de revoir une tête connue, de se dire qu’il y aura d’autres week-end du même genre et puis, de recevoir du monde à Régina (le message est passé héhé !)

Le Ti Punch : spécialité (et institution visiblement ) de la Guyane et des Antilles ! On vous en servira dans l’avion si vous venez nous voir hihi ! Il se compose : de rhum, de citron vert et de sucre de canne. Le tout avec un glaçon. La aussi, on vous conseille de cliquer ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ti-punch

En tout cas, pour nous (planteurs d’ici et d’ailleurs !) c’est validé ! On est même en train d’en boire un en écrivant l’article 😀

Pour s’intéresser à la communauté Hmong, voici quelques liens : https://www.floetyo.com/blog/les-hmong-de-cacao-en-guyane-un-village-tourne-vers-le-laos/

http://www.une-saison-en-guyane.com/article/entretien/rencontre-chez-les-hmongs-de-guyane-prix-special-du-jury/

Balade brésilienne

Bonjour à vous ! Tout d’abord, pour accompagner votre lecture :

Un petit air entraînant : https://hooktube.com/watch?v=HAiHEQblKeQ

Un peu de poésie : https://hooktube.com/watch?v=KosLQDGYQ_c

Pirogue ! Nous nous devions de commencer cette article racontant notre actualité du week-end passé par ce mot.

Pour la 1ère, et sûrement pas la dernière fois, nous avons pris une pirogue, moyen de locomotion courant en Guyane.

Pluie !!! Voici le 2ème mot qui résume bien notre aventure dans la ville de Saint Georges de l’Oyapock (Guyane) et d’Oïapoque (Brésil).

Avant de partir, nous avions fait le choix d’investir dans un maximum d’équipement permettant de résister à la pluie et ce fut un bon choix qui nous fut bien utile durant ces 2 journées de pluie !

Carbet est le dernier mot qui illustre cet article. Un carbet c’est une construction typique amérindienne, construit en bois et sans mur. Le carbet c’est aussi un moyen de se loger très courant par ici. Nous avons donc passé notre première nuit dans un carbet, à dormir dans un hamac dans un très beau lieu (voir photos) : Chacara du Rona ! A la descente de la pirogue nous attendait une terrasse surplombant le fleuve : l’Oyapock cette fois-ci ! En plein cœur de la forêt, cette endroit est une petite pépite où il fait bon venir se détendre et écouter les oiseaux chanter (ou jacasser parfois) ! Durant la nuit, toute sorte de bruits sont venus accompagner notre (demi) sommeil : passage de pirogue, pluie battante, chant du coq au matin ou encore un oiseau sachant imiter la tronçonneuse ! Agréables découvertes, malgré une petite appréhension pour Lucie au moment d’éteindre la lampe frontale le soir !

Ce fut agréable de quitter Régina pour quelques jours et un plaisir de la retrouver. Même après seulement 2 semaines dans ce village paisible, nous nous sommes habitué au calme ambiant. Notre arrivée à Oïapoque, ville de plus grande taille avec de nombreux commerces et plus de circulation, fut dépaysante car nous n’avions plus l’habitude de voir autant de monde ! Rien que le fait de devoir regarder avant de traverser une rue n’était plus évident pour nous !

Donc heureux d’avoir découvert un tout petit bout de plus de la Guyane et un mini morceau du grand pays qu’est le Brésil, même si le tampon sur le passeport n’est que peu visible et pas beau ! Cependant la ville d’Oïapoque semble très dynamique et vivante : nous avons entendu de la musique provenant du centre ville jusque tard dans la nuit, mais nous sommes restés sagement dans nos hamacs ! Peut être que notre prochain séjour en terre brésilienne sera plus rythmé au son de la samba (de Oïapoque) et des caïpirinhas !

Max et Lulu

Nouvelles facettes de Régina

Ce soir, la météo était inspirante : grand soleil, un peu de vent, pas de pluie de la journée.. On s’est donc résolu à explorer un peu plus Régina, en prenant des rues inconnues jusque-là. Plutôt une bonne surprise puisqu’on a trouvé un petit endroit tranquille, où écouter le clapoti des pirogues sur l’eau !

Ce week-end, on risque de filer à Saint Georges, petite ville à 1heure de Régina.. Et peut-être même qu’on filera faire un tour au Brésil, en pirogue toujours 😉

A bientôt !

Lulu