
Retrouvailles avec la nature de Guyane ! C’est toujours dépaysant de passer deux jours entiers en forêt, sur l’eau, à écouter la nature, le clappement de la pagaie sur l’eau ou encore le moindre craquement de feuilles..
Nous sommes partis deux jours avec Yann, guide canoë et un petit groupe de 6 autres personnes. Direction Petit Saut : un autre projet controversé de Guyane (on parlera du centre spatial dans un prochain article). La zone de petit saut est né de l’inondation d’une immense zone autour de Sinnamary (la taille d’un département : 350 kilomètres carré). Avant petit saut, c’était la forêt et le fleuve Sinnamary au travers (un très beau fleuve, faits de torrents et de sauts selon les habitants). Mais en 1994, un barrage est créé pour approvisionner la Guyane en électricité. Un désastre écologique pour certains, une nécessité pour d’autres. Sujet à approfondir dans les prochaines semaines ! Quelques informations sur cette page.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, le paysage est unique en Guyane : une forêt inondée, des arbres qui s’élèvent au milieu de cet immense lac, et des allures parfois de fin du monde.. Paysages apocalyptiques, notamment sous la pluie battante. Car nous avons eu la chance de voir Petit Saut sous le soleil, sous la pluie battante et sous la brume. Pour ma part, Petit Saut sous la brume est le paysage le plus beau que j’ai vu en Guyane depuis notre arrivée. J’avais l’impression d’être dans une immensité naturelle, toute petite sur mon canoë, sans faire un bruit et à écouter la nature, qui nous la bien rendu. Nous avons pu observer des petits singes, mais surtout des oiseaux : toucans, aras, amazone, oiseau vache, Martin pêcheur.. Avec les jumelles, ça change tout !

Le canoë permet de varier les sensations de celles de la randonnée. On travaille davantage les bras et on essaie de filer sur l’eau, en douceur et sans faire de bruits. Avec Maxime, nous voulions tester le kayak individuel, et c’était le bon choix. Au moins, nous pouvions chacun aller à notre rythme, observer à notre manière.. Faire du kayak avec Yann nous a permis de progresser un petit peu : moins se fatiguer, tenir correctement une pagaie, prendre soin de son canoë.
On a aussi appris avec lui à monter un carbet bâche ! Effectivement, c’était pour nous une première : le carbet bâche ! Faire un carbet bâche, comme son nom l’indique, c’est monter son campement, généralement dans la forêt, sans aucune structure. C’est à dire que nous sommes arrivés dans la forêt, il n’y avait rien, seulement les arbres. Nous avons installer notre hamac entre deux arbres, et protéger le tout avec une bâche. Le lendemain, nous avons démonté et ainsi laissé aucune trace de notre passage Avec Maxime, nous étions septiques jusque là sur notre capacité à monter un campement, nous savons désormais comment faire : installation de la bâche, type de nœud, petites astuces pour être protéger de la pluie.. Finalement, nous avons plutôt bien dormi, la forêt était calme ce jour là…

De la loubine ! Miam miam 
Notre petit coin pour dormir
Autres petites photos :


La douche du soir 
Baignade avant l’orage 

Canoës chargés pour 2 jours de bivouac





